Catégorie: Ecriture
janvier 26th, 2014 par Jean Sebillotte
Grâce à une amie, fidèle lectrice de ce blog, j’ai pris goût à réaliser des cartes (six dans une feuille de papier Canson, par exemple) avec un texte de mon cru et une illustration pour l’accompagner.
J’en donne ici quelques exemples.
Ce jeu demande du temps. Je pense qu’il faut lui consacrer quelques heures, le temps de trouver textes et idées d’illustration et de réaliser quelques brouillons, de refaire une carte malvenue.
La récompense est là, dans le plaisir de la création et dans celui du don.
Essayer, vous verrez !


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janvier 1st, 2014 par Jean Sebillotte
Le nouveau recueil de poésie d’Annalisa Comes a été publié il y a peu par l’Harmattan. J’avais longuement évoqué son Ouvrage de dame dans un article de février 2013.
Ici, je serai plus bref. Je reproduis tout d’abord un premier poème que j’ai aimé. Il attirera, je l’espère, l’attention du lecteur…
Ancora in Occidente
Di colpo alberi, folate del vento
Contro le candele
e ondate, senza dare la mano.
La schiuma è un lievito leggere.
Encore en Occident
D’un coup arbres, rafales de vent
Contre les bougies
Et vagues, sans donner la main.
L’écume est une levure légère.
Comme dans Ouvrage de dame, on lit, à gauche, le texte italien, c’est-à-dire l’original, et, à droite, le texte traduit en français.
Ce nouvel opus est plus concret que le précédent, les textes sont moins allusifs et souvent plus longs. L’eau en fait l’unité générale comme l’illustration de Fred Charap dont les dessins en noir et blanc accompagnent le livre. Le noir intense des originaux a malheureusement disparu à l’impression, à l’exception de l’image qui orne la couverture, ce voilier perdu dans l’immensité grenue.
Dommage, et tant pis. Car nous restent 73 poésies regroupées sous le titre général, Hors terre ferme, avec en guise de seconde partie : Mer & autres eaux.
Ces poèmes sont d’abord à lire en italien, me semble-t-il, dans cette langue chantante qu’Annalisa Comes a utilisée pour nous présenter son œuvre le neuf décembre dernier à Paris. À défaut, commencer par le français…
Pour mon plaisir et, je l’espère, le vôtre, voici un fragment de L’Île aux moines :
…
In questo paese piatto
Dove tutto è riva
I gabbianni si arrampicano col loro fischio da bollitore
…
Dans ce pays plat
Où tout est rive
Les goélands montent avec leur sifflet de bouilloire
Jean Sebillotte
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novembre 15th, 2013 par Jean Sebillotte
A l’occasion du 24e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, l’association Rencontres européennes- Europoésie a organisé un concours de poésie, conte et nouvelle au profit du Comité de Paris de l’UNICEF, sur deux thèmes, l’un sur l’enfance (son aide, sa protection) l’autre libre. J’ai eu le plaisir que deux des trois poèmes que j’avais envoyés soient primés. Les voici :
Ferons-nous jamais assez ?
Oserons- nous jamais assez
Les gestes qui feront l’enfant
Plus chanceux que ses parents ?
*
Toi
De tes yeux la caresse
De tes mains la tendresse
Mon doux galet
Ma lumière vibrante
Ta chair, ta joie et tes peines
Et mon désir tout nu
Ils paraîtront dans une anthologie qui sera vendue au profit de l’UNICEF.
http://europoesie.centerblog.net/
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octobre 13th, 2013 par Jean Sebillotte
Assis devant mon bol, dans le matin tranquille, je regarde le tableau que m’offre mon jardin et le clair soleil du matin.
Son cadre est fourni par la fenêtre qui entoure une des vitres du bas. Au centre, à peine strié le tronc du bouleau pleureur que la lumière partage en deux parties, la blanche et la grise qui marque l’ombre. En haut la frange des feuilles encore vertes de l’arbre. Dans le fond, le vert bigarré de la haie vive faite de charmes et de noisetiers. À gauche, le vif bouquet des petites fleurs d’un rosier rouge ; plus à gauche, la gerbe des grandes tiges de l’anémone du Japon qui va quêter le soleil et s’offrir à lui, en envoyant en avant-garde ses fleurs d’un mauve clair. Je devine le gazon. Plus à gauche encore, formant masque, le vert très sombre du chèvrefeuille que je sais accroché au mur que je vois pas. Formant croix avec le tronc, juste derrière la fenêtre, la barre blanche d’appui soutenue par les volutes qui l’ornent.
Je fais un croquis rapide, imparfait et sans couleur du tableau qui va s’effacer avec l’arrivée des nuages. Je le reprends ensuite.
Instant zen.
Jean Sebillotte
PS – Pour ceux qui auraient fait de ce texte à peine publié une première lecture, qui en auraient vu les imperfections, je précise que je l’ai déjà repris pour en améliorer la forme. Ainsi s’écrivent mes rubriques : avec des ratures et des repentirs.
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octobre 12th, 2013 par Jean Sebillotte
Il n’y a plus de climat ! Tout le monde en convient. Et après ? il faut bien s’occuper de son jardin quand on a la chance ou la malchance d’en avoir un !
L’eau et le sol
L’étage géologique de Porchefontaine est celui des sables de Fontainebleau. Il n’est pas étonnant que beaucoup de nos sols soient légers et filtrants. Parfois, des bancs de marne les rendent plus argileux et plus lourds. Conséquence ? De tels sols emmagasinent l’eau en profondeur. Les arbres et arbustes en profitent, mais en surface c’est l’inverse : ces sols sont très « séchants. » Après un bel orage, au bout de quelques jours, les plantes à l’enracinement faible ont soif, très soif ! Il faut donc vanter l’intérêt des plantes résistantes à la sécheresse. Et la liste en est trop longue pour être citée ici.
Année Lenôtre
On n’ échappe pas à la célébration très versaillaise de Lenôtre.
Êtes-vous amateur de lignes droites, de perspectives et de plan d’eau ? Voyez du côté de ce grand jardinier. Prévoyez des perspectives, des allées bien droites, des bordures de plates bandes entourant des plantes naines. Par ci par là, un buis taillé en toupie, un large bassin, des haies rectilignes cachant vos arbres, tous d’ornement. Votre jardin, même s’il a 600 m2, sera bien petit pour un projet si grandiose. Néanmoins il y a peut-être des idées à retenir du jardin à la française..
Aimez-vous, au contraire, les courbes, le fouillis, les pelouses ombragées, le tronc de vos arbres, voyez du coté des Anglais…Vous pouvez aller très loin dans le registre du fouillis.
Aimez-vous les arbres fruitiers, le potager, quelque chose d’agricole et de productif ? Il y a le « jardin de curé. » C’est selon Wikipedia, à l’origine, « un jardin clos près de l’église et du presbytère, à vocation avant tout utilitaire. Ce jardin…avait pour but de pourvoir à la subsistance de quelques personnes en fournissant des légumes et des fruits, c’est donc à la base un jardin potager, mais aussi des fleurs, pour fleurir l’autel, et, dit-on, une vigne pour le vin de messe ainsi que quelques plantes médicinales. » Ces jardins ne comportent pas de pelouse. Leur plan est souvent carré, à la romaine.
La pelouse !
Dans cette rubrique, je vous ai présenté de nombreux jardins. Si j’excepte un ou deux jardins potagers, je constate l’emploi de la pelouse centrale comme une constante, même dans de faibles surfaces.
La pelouse ! Quel beau sujet pour tous ses amateurs ! Que de considérations et questions sur sa qualité, l’arrivée de la mousse, l’envahissement par le trèfle blanc et autres plantains, achillées ou renoncules !
L’agronome que j’étais sait que la pelouse est un non-sens écologique. C’est la « monoculture » d’une graminée ( plante monocotylédone) qui doit être débarrassée de toute plante dicotylédone parasite. D’où le recours à des désherbants sélectifs (des pesticides !). La pelouse nécessite aussi de fréquents arrosages pour ne pas être un paillasson. La nature, elle, privilégie des associations de plantes qui forment les prairies naturelles. Donc, avec le temps, toute pelouse est destinée à devenir une prairie naturelle ! Périodiquement le jardinier, vaincu par la nature, doit retourner sa culture pour la ressemer.
Les seules justifications d’un grand espace en herbe rase sont de fournir aux adultes de l’espace pour un repos allongé et aux jeunes un terrain de jeu remarquable, au jardinier un espace dégagé et aéré et, autre avantage, de ne demander qu’un faible temps de travail !
Je m’interroge : la pelouse n’est-elle pas la tentation du jardin à la française dans un espace limité ?
Jean Sebillotte
Nota – C’est le dernier article de ma chronique dans l’Echo des Nouettes d’octobre 2013. J’ai pensé qu’il était digne de figurer ici
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