Catégorie: Livres

juillet 4th, 2026 par Jean Sebillotte

Je mets ici ma fiche de lecture, lue et laissée aux membre de notre groupe de lecture. Nous tentons chacun un résumé et un avis personnel sur l’ouvrage.

Résumé

Ce livre est le récit, écrit par sa fille, de la fin de vie de son père sculpteur atypique, reconnu sans être célèbre. Un homme original, très soixante-huitard, marié jeune à une femme adorée toute sa vie, père de trois filles chéries. Sont évoqués les derniers jours du « Pap’ » et son enterrement. C’est une chronique personnelle, familiale, amicale, permettant à Clémentine de dévoiler, sans voyeurisme ni affréteriez,  a vie et la carrière de Melois, celle de la famille. Le livre est écrit de façon alerte,  soulignant l’humour du père, son amour pour sa femme et ses filles, sa passion d’artiste travailleur acharné.

Mon opinion

J’ai aimé ce livre qui mêle gravité et légèreté. Qui me parle de la mort de façon vraie, de sa présence constante dans nos vies humaines, comme dans celle de son père, lucide et pouvant évoquer son enterrement et même le préparer. Un livre écrit sans pathos, une sorte de journal d’une fille, de ses sœurs, de leur mère accompagnant la fin de vie d’un père et d’un époux. Peu à peu est comme ciselé le portrait d’un artiste passionné, sympathique et attachant.

La forme astucieuse permet de ponctuer le récit des souvenirs de dialogues père-fille et de réflexions du père.

Style alerte. Langage familier très actuel.

                                                                           J. Sebillotte

PS – J’y ai joint ce texte de Mélois.

Sur le tableau de mon atelier, je décroche le croquis que j’ai choisi de réaliser. C’est un croquis élémentaire, une simple note prise pour fixer une idée jaillie. Elle pourrait être écrite. Je commence à dessiner ma forme en tordant du fer à béton, de face puis de profil. Je détermine l’encombrement de la sculpture dans l’espace. Je dresse toutes les verticales en fer à béton, je souligne les détails. La structure est essentielle, la tôle émaillée n’est que le recouvrement de l’espace délimité par elle. Comme en architecture, les murs rideaux ferment l’espace créé par l’ossature métallique. La structure terminée, j’y place symboliquement un cœur. La sculpture vit déjà. Et je commence à faire les pieds afin d’assurer dès l’abord la stabilité de la sculpture et je monte progressivement mes tôles. Quand l’essentiel du corps est terminé restent les bras et la tête dont les structures n’ont pas été faites. Je réalise d’abord celles des bras, auxquelles je soude les mains. Des mains, je rejoins les épaules. Je termine par la tête. Le travail de soudure est terminé.
Mes sculptures sont datées, signées, et numérotées d’un cordon de soudure sous les pieds, ou autre emplacement invisible à l’exposition.
Commencent toilette et retouches. Je nettoie la sculpture avec de l’Ajax et du Scotch Britt, comme une simple casserole. Je masque ensuite les quelques éclats d’émail inévitables avec la dilatation des tôles. J’utilise pour cela du mastic à voiture que je ponce après séchage. Je fais ensuite les retouches de couleur à ces endroits avec une peinture émaillée. La sculpture est terminée. J’aurai mis 3 à 9 mois pour la faire si c’est une grande pièce, 3 à 4 semaines si c’est une petite. En finition, je la passe au cirage incolore, et je la fais briller avec un chiffon de laine, comme on le fait pour les chaussures.
Ce qui était dans l’ombre est là, sous les projecteurs et c’est peut-être beau. 
Mélois

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mai 7th, 2026 par Jean Sebillotte

Je rappelle que j’étais invité par Nicole Randon à la présentation de « Au fil des ans V ». La séance s’est très bien passée au dire des participants dont ma cousine Sylvie, mes amis Mauvais – Patrick lisant de mes poèmes, Sylvie étant auditrice -, mon amie Marie-Jo et Michel Feytout, également lecteur. Ont participé aussi de façon active, Nicole bien sûr, JC Dorge notre président et René Lebars qui ont été mes préfaciers, Michel Bénard qui, notamment, rédige les recensions de mes ouvrages.

C’est Guy Gouterman qui est l’auteur des clichés qui suivent.

Ci-dessus, le président, Nicole et moi, Nicole lisant, Michel Feytout lisant, René et moi, Patrick lisant, l’assemblée et moi.

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mai 1st, 2026 par Jean Sebillotte

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avril 24th, 2026 par Jean Sebillotte

Voici ce que j’ai rédigé pour mon groupe de lecture (JKLMRS) dont les membres ont apprécié diversement la lecture, s’accordant sur le fait que la longueur du livre aurait pu être réduite !

La maison vide – Notes de lecture

                                                                                       Laurent Mauvignier

Quand je lis, je suis renvoyé au passé pour enfin progresser un peu…

Ce livre m’est un reproche : je ne puis m’y plonger sans en redouter la lecture. Je l’ouvre, lit un passage, le trouve excellent, tourne la dernière page de cet extrait et voici une nouvelle escalade, un  rebondissement et de nouveau une traversée exigeante. Quand donc finira la promenade ?

J’admire cet ouvrage, sa construction, son style mais il m’étouffe et au vrai m’ennuie.

Bien sûr ces trois femmes qui en sont le centre sont bien campées. L’ancêtre est finalement sympathique, Marie-Ernestine, victime de son père, incompréhensible dans sa haine pour sa fille, Marguerite, si pleine de vie, une victime de sa mère…

Mais trop c’est trop ! C’est à la page 81 qu’on apprend incidemment que le narrateur «écrit pour tenter de savoir pourquoi son père s’est suicidé…

Ce livre est trop !

Sa forme compacte m’effraie. L’auteur ne me facilite pas la lecture… Je m’aperçois de mon goût pour les récits courts, les poèmes brefs, la musique elle aussi brève. J’ai besoin d’une mélodie bien traitée dont je peux jouir, pas de tout un opéra, du Schubert plus que du Wagner ou pire du Malher. J’aime Echenoz et les contes. Guerre et paix ne m’attire pas…

Je vieillis ! Je deviens paresseux ! Faut-il par culpabilité passer tant d’heures  à lire un tel ouvrage quand je manque de temps ? Je l’ai fait pour Jklmrs !

Je remarque aussi que la mode est à ces récits familiaux qui retracent les relations intergénérationnels.

Où sont Kafka, London, Alexandre Dumas, Zola, Walter Scott… Proust est adulé…

*

Étonnement le style varie. L’auteur s’amuse avec des coquetteries de forme. Pas de tirets pour les dialogues, pas de titres aux parties et chapitres, des chiffres en plein milieu de page. Dans le passé l’auteur, souvent en tête de chapitre annonçait la couleur, écrivant par exemple : « Où l’on apprendra que X est mort ; où on saura que  le roi en fut affligé ; on saura que la guerre reprenant… »

*

Enfin j’ai tenté une caricature littéraire par le texte suivant :

Ah ! L’Art d’avancer son texte en spirale comme l’escalier montant des profondeurs de la cathédrale d’ Auxerre ou plutôt de sa crypte (, il avait imaginé,  mais pourquoi ? que cette splendeur gothique avait, deux cryptes superposées visibles de l’Yonne coulant en contrebas et s’était trompé), escalier qui lui fait penser à celui de la  maison vide de Grignon qui, cependant n’est pas reléguée loin du village, mais en marque l’entrée, qui n’est pas totalement vide car entretenue avec amour et constance, demeure chargée de l’histoire d’une famille, ce qui le renvoie à « La maison vide », titre du roman de Mauvignier, primé du Goncourt, dont il doit faire un résumé, comme si l’on pouvait le faire d’un livre de 743 pages narrant l’histoire d’une famille dont les origines sont comme l’écriture originelle de quelque palimpseste jauni par le temps, d’un livre écrit d’une écriture enroulée qui progresse comme un pas-de-vis, ce qui le  renvoie à la mémoire de l’escalier en colimaçon de la maison de Grignon, à ses marches usées et hautes que les domestiques devaient emprunter de puis la cuisine voutée du sous-sol pour apporter aux maîtres les plats des repas pris dans la salle à manger, la cuisine étant au niveau des caves, comme l’était  la crypte de la cathédrale d’Auxerre, cette petite ville qui, finalement, n’est pas si loin de Grignon maintenant que l’on circule si facilement en voiture, avec d’ailleurs plus de vélocité qu’il n’avait mise à  lire ce livre de Mauvignier. Etc.

Résumé  (Est-il de moi ?) 100 mots

Le narrateur conte la vie d’une famille en s’appuyant sur la visite d’une maison restée très longtemps vide car désertée par une génération puis reconquise par une autre plus récente. Le narrateur dernier de la lignée  veut comprendre pourquoi son père s’est suicidé. L’enquête part de l’ancêtre, de la révolution française pour aboutir à nos jours. Des guerres sont traversées, 14-18, 39-45, l’Algérie. Le livre, s’attache à certaines figures et décrit le manque d’amour tout autant que la France rurale confrontée à la musique, aux guerres, au sexe. Le piano meuble et musique est aussi un des fils de l’histoire…

                                                                                     JS  avril 2026

PS – Je lis lentement 30 pages en 1 h ou plutôt 15 pages à l’heure pour ce livre. Soit  30 h !

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Publié dans Lectures, Livres, Recension, Roman

avril 24th, 2026 par Jean Sebillotte

Nous voilà en avril. Rien de ma part depuis mars. La raison , ma difficulté à mener de front aide et activités diverses. J’ai beaucoup investi dans la poésie pensant à un concours bien particulier dont je reparlerai. Je vais aussi mettre sur ce blog ma réaction de lecteur, membre d’un groupe de lecture qui dure depuis bien des années, lancé par Marie-Noëlle Roger maintenant décédée.

Saluons quand même le printemps !

     Triolet du printemps

    Voici le printemps revenu !

    Sa clarté sur la nuit l’emporte.

    J’ai mis la douceur au menu.

    Voici le printemps revenu !

    Son message m’est parvenu,

    Aurait-il cogné à ma porte ?

    Voici le printemps revenu !

    Sa clarté sur la nuit l’emporte.

                                        Fin mars

Publié dans Divers, Poésie