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février 8th, 2025 par Jean Sebillotte

A l’occasion de la préface du prochain recueil de mes poésie, je découvre Nicole Randon, qui jusque là, était, pour moi, une personne active au sein de la Société des Poètes Français mais dont je n’avais pas lu les poèmes. Sur internet, je suis alerté par la mention toute récente de la parution d’un petit livre. J’en fais l’achat et, ici, la promotion ! Par deux images, dont l’une est un extrait de la 4e de couverture.

Se procurer l’ouvrage à WWW.editionsducygne.com

Je citerai plus tard quelques poèmes ou vers. Ma surprise : trouver des liens entre nos deux poésies, celle de Nicole Randon étant plus surréaliste me semble-t-il.

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janvier 8th, 2025 par Jean Sebillotte

Règle intime

Le plus possible

Sourire de tout

Sauf de la peine d’un ami

Aimer l’innocence

Peser le grain du silence

Ecouter le souffle

Haïr le mal

Admirer la beauté

Partager les souffrances

Cultiver la bonté

Et rire de soi

                                                                                                                Jean Sebillotte

Au fil des ans III – 2019

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novembre 27th, 2024 par Jean Sebillotte

Je reviens à Sven Lindqvist. Ce dernier, une fois arrivé à Agadès, prend son temps pour traiter du racisme. Il cite énormément d’auteurs. Je vais ici présenter en résumé sa thèse qui semble coller à l’histoire survolée du monde aux 19e et 20e siècles.

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Auparavant, il avait souligné le choc qu’avaient été les travaux de Cuvier, Lyell et Darwin. L’Homme n’était plus le roi de la terre mais la dernière espèce apparue ! Une espèce qui pouvait disparaître à son tour ! A l’époque, l’impérialisme européen se développe et conquière le monde. Cela avait commencé avant, notamment avec Christophe Colomb. L’arrivée des Européens décime les populations indigènes en les confrontant aux maladies européennes. S’y ajoute la supériorité militaire ! L’histoire se poursuit aux siècles suivants. Pas partout de la même façon. En Amérique latine, le renouveau démographique est lié au besoin de main d’œuvre. Mais en Argentine la chasse aux Indiens continue. Aux USA les indiens voient leur population décimée… Leurs races expliqueraient ce déclin. Ces sauvages de races inférieures (ces brutes) sont à exterminer ! En toute bonne conscience. C’est la loi de l’évolution : des races disparaissent. Pourquoi ne pas exterminer les Tasmaniens ?

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Le racisme naît. Knox écrit : « La race est tout, ou en d’autres termes la descendance est tout : elle marque l’homme. » et « La race est tout : la science, l’art, en un mot la civilisation en dépend ». De fil en aiguille on en arrive à la supériorité de la race blanche. L’extermination autre mot pour la sélection naturelle.

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En Allemagne, Ratzel commence par expliquer le déclin des colonisés par des raisons objectives avant d’en revenir au fait qu’ils sont de races passives destinées à être supprimées. Puis on passe aux juifs. Ratzel les classe  avec les peuples  de chasseurs retardés de l’intérieur de l’Afrique…des peuples sans terre à l’habitat dispersé.

Bref le plus fort a raison ! Et il lui faut de l’espace. Les allemands conquièrent quelques espaces comme la Namibie où ils exterminent les Herero. Nous sommes en 1904. Naît le concept d’espace vital (Lebensraum) ;  Ratzel constate que les Européens, en Amérique les Espagnols et les Américains du nord ont besoin de terres, d’espace vital au détriment des races inférieures. Cette théorie qui s’appuie sur le passé a un fort retentissement en Allemagne. Pourtant l’industrie naissante n’a pas le même besoin de terres…

Hitler voulut appliquer cette notion dans sa conquête de la Russie soviétique, d’où la croisade anticommuniste. Le génocide juif s’inspire de tous les génocides coloniaux. Les juifs n’étaient qu’un peuple sans terre… Selon Sven Lindqvist : « Auschwitz fur l’application moderne et industrielle d’une politique d’extermination sur laquelle reposait depuis longtemps la domination du monde par les Européens. »

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Puis l’auteur va vers Zinder, ce qui lui permet de critiquer un livre de Mayer sur l’histoire de la solution finale qui oublie la traite des esclaves ! Au passage il rappelle des atrocités françaises à Zaatcha (1842) et à Laghouat (1852) ; Il rappelle aussi la mission française en Afrique centrale (entre le Niger et le lac Tchad) qui fut un bain de sang avec la mort des officiers français responsables de cette mission. La France aussi a commis des choses atroces ! En Algérie et au Vietnam…

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novembre 17th, 2024 par Jean Sebillotte

Très amicalement Jacques Petit-Falaize m’a inséré dans le site qu’il a créé et qu’il gère. https://leur-peinture.net/

Vous m’y trouverez avec quelques répétitions avec mon blog. Qu’importe : cela fait voir un peu de mon œuvre passée, du temps où j’étais professionnel…

Le site permet de voir d’autres artistes et leur parcours. Celui de Jacques est étonnant et remarquable ! Regardez-le !

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novembre 12th, 2024 par Jean Sebillotte

Les hasards de la vie m’ont fait lire en même temps, en octobre-novembre 2024, Le voyage saharien de Sven Lindqvist et Le rêve celte de Mario Vargas Llosa.

Le premier, suédois,  aborde le colonialisme de façon littéraire en voyageant plusieurs fois au Sahara et mêlant le récit de ses voyage à la lecture des écrivains du passé qui ont vécu l’époque en étant insensibles au fait colonial (Gide, Saint Exupéry et bien d’autres) ou, au contraire, l’ayant vécu dans leur chair si je puis dire.

Le second retrace de façon romanesque –  mais très soucieuse de la vérité historique – la vie de Roger Casement figure étonnante de l’anticolonialisme anglo-saxon de la fin du 19e siècle et du début du 20e au Congo et au Pérou puis en Irlande, à l’époque colonisée par l’Angleterre.

La lecture de ces deux livres m’a vivement intéressé ; Moi, fils de colon du sud tunisien, ces livres ne pouvaient me laisser indifférent… Je ne connais pas le désert mais je l’ai approché et enfant en 1942-43 j’ai vécu enfant dans une des grandes oasis de l’Afrique du Nord. J’ai connu le dénuement de ce sud qui n’était pourtant pas encore le désert. J’ai connu une vie sans électricité, sans médecin, une campagne qui pouvait être aride, où l’eau manquait jusqu’à un sondage miraculeux qui a changé la vie de mon colon de père , peu de temps avant l’indépendance (1956).

 Qui dit colon dit possession de la terre, traitement  et emploi des indigènes.

On peut dès lors simplifier les choses : le méchant colon venu là pour s’enrichir sur le dos de la population locale, l’exterminant en partie, la dépossédant de son sol, l’exploitant par le travail forcé, le tout sous la protection de l’armée et d’une justice aux ordres.

Or ma lecture de Lindqvist, de Liosa et de bien d’autres, mon expérience personnelle m’ont persuadé qu’il y a eu des colonialismes et des colonisations très différentes. L’histoire le prouve. La colonisation de la Tunisie et du Maroc n’ont rien à voir avec la sanglante conquête de l’Algérie où le schéma précédent peut s’appliquer. Idem pour le Maroc et L’ex-Sahara espagnol, objet encore à l’heure actuelle d’une guerre larvée avec le Front Polisario soutenu par l’Algérie. Le voyage récent de Macron au Maroc nous le rappelle.

Une fois pour toute il faut distinguer les colonisations. Par exemple celle du Nord de l’Afrique n’avait en aucun but religieux ni la prétention de « civiliser » des populations analphabêtes. Les Français savaient que les Maures étaient montés jusqu’à Poitiers et avaient des siècles durant colonisé l’Espagne, le Portugal, la Sicile. Tunisie et Algérie étaient encore turques lors de l’aventure coloniale.

Ceci posé, il y a un phénomène général de colonisation du monde par l’Europe à partir, disons pour simplifier, de la Renaissance.

J’aborderai ce point dans un autre article en mettant l’accent sur le cas du Congo plus que sur celui de l’Afrique du Nord.

                                                                                                                                             JS

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