A l’occasion de la séance du 27 avril, présentée par ailleurs, Guy G. prenait des photos, mais surtout exposait ses oeuvres qui sont des photographies « trafiquées », « bricolées » selon sa technique artistique. Distrait, je n’ai pas photographié les deux tableaux qui me plaisaient énormément. Sur internet allez voir « Souffle inédit » qui ne m’autorise pas à mettre un lien ici. Cela vous permettra d’accéder à bien belle production artistique ! Avec des commentaires élogieux et instructifs de Michel Bénard.
Un aperçu de ses paysages de forêts, superpositions de photos travaillées, colorées, floutées donnant des tableaux pleins de mystère avec une grande liberté de coloriste !
Grand animateur de la Société des Poètes Français, poète depuis toujours, Michel Bénard a beaucoup publié et consacre une partie de son temps – le temps n’est-il pas un bien précieux ? – à organiser des expositions, à rédiger des recensions fort pertinentes. J’en ai bénéficié !
Michel Bénard ne craint pas de s’affirmer chantre de l’érotisme quand il publie Les caresses du ciel.
Michel Bénard avertit d’emblée : L’érotisme est l’un des plus beau champs de fertilité de l’imaginaire. La poésie érotique est une célébration des sens, une libération des entraves sociales.
Je ne puis lui donner tort ! Un exemple :
D’un geste coquin
D’une intention mutine
Je laisse courir sur ses seins
L’éblouissement ravi
De ma main transie
Michel B. apprécie mes peintures de nus. Voici ce qu’il m’a envoyé tout récemment :
A l’occasion de la préface du prochain recueil de mes poésie, je découvre Nicole Randon, qui jusque là, était, pour moi, une personne active au sein de la Société des Poètes Français mais dont je n’avais pas lu les poèmes. Sur internet, je suis alerté par la mention toute récente de la parution d’un petit livre. J’en fais l’achat et, ici, la promotion ! Par deux images, dont l’une est un extrait de la 4e de couverture.
Se procurer l’ouvrage à WWW.editionsducygne.com
Je citerai plus tard quelques poèmes ou vers. Ma surprise : trouver des liens entre nos deux poésies, celle de Nicole Randon étant plus surréaliste me semble-t-il.
Je reviens à Sven Lindqvist. Ce dernier, une fois arrivé à Agadès, prend son temps pour traiter du racisme. Il cite énormément d’auteurs. Je vais ici présenter en résumé sa thèse qui semble coller à l’histoire survolée du monde aux 19e et 20e siècles.
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Auparavant, il avait souligné le choc qu’avaient été les travaux de Cuvier, Lyell et Darwin. L’Homme n’était plus le roi de la terre mais la dernière espèce apparue ! Une espèce qui pouvait disparaître à son tour ! A l’époque, l’impérialisme européen se développe et conquière le monde. Cela avait commencé avant, notamment avec Christophe Colomb. L’arrivée des Européens décime les populations indigènes en les confrontant aux maladies européennes. S’y ajoute la supériorité militaire ! L’histoire se poursuit aux siècles suivants. Pas partout de la même façon. En Amérique latine, le renouveau démographique est lié au besoin de main d’œuvre. Mais en Argentine la chasse aux Indiens continue. Aux USA les indiens voient leur population décimée… Leurs races expliqueraient ce déclin. Ces sauvages de races inférieures (ces brutes) sont à exterminer ! En toute bonne conscience. C’est la loi de l’évolution : des races disparaissent. Pourquoi ne pas exterminer les Tasmaniens ?
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Le racisme naît. Knox écrit : « La race est tout, ou en d’autres termes la descendance est tout : elle marque l’homme. » et « La race est tout : la science, l’art, en un mot la civilisation en dépend ». De fil en aiguille on en arrive à la supériorité de la race blanche. L’extermination autre mot pour la sélection naturelle.
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En Allemagne, Ratzel commence par expliquer le déclin des colonisés par des raisons objectives avant d’en revenir au fait qu’ils sont de races passives destinées à être supprimées. Puis on passe aux juifs. Ratzel les classe avec les peuples de chasseurs retardés de l’intérieur de l’Afrique…des peuples sans terre à l’habitat dispersé.
Bref le plus fort a raison ! Et il lui faut de l’espace. Les allemands conquièrent quelques espaces comme la Namibie où ils exterminent les Herero. Nous sommes en 1904. Naît le concept d’espace vital (Lebensraum) ; Ratzel constate que les Européens, en Amérique les Espagnols et les Américains du nord ont besoin de terres, d’espace vital au détriment des races inférieures. Cette théorie qui s’appuie sur le passé a un fort retentissement en Allemagne. Pourtant l’industrie naissante n’a pas le même besoin de terres…
Hitler voulut appliquer cette notion dans sa conquête de la Russie soviétique, d’où la croisade anticommuniste. Le génocide juif s’inspire de tous les génocides coloniaux. Les juifs n’étaient qu’un peuple sans terre… Selon Sven Lindqvist : « Auschwitz fur l’application moderne et industrielle d’une politique d’extermination sur laquelle reposait depuis longtemps la domination du monde par les Européens. »
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Puis l’auteur va vers Zinder, ce qui lui permet de critiquer un livre de Mayer sur l’histoire de la solution finale qui oublie la traite des esclaves ! Au passage il rappelle des atrocités françaises à Zaatcha (1842) et à Laghouat (1852) ; Il rappelle aussi la mission française en Afrique centrale (entre le Niger et le lac Tchad) qui fut un bain de sang avec la mort des officiers français responsables de cette mission. La France aussi a commis des choses atroces ! En Algérie et au Vietnam…
Fallait-il tuer Christophe Dautheuil pour cette histoire de famille ?
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À Porchefontaine : LIbrairie de la rue Coste
Et chez l'auteur, contact par mail.
Fred
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