Alors c’est bien de Clémentine Mélois

Je mets ici ma fiche de lecture, lue et laissée aux membre de notre groupe de lecture. Nous tentons chacun un résumé et un avis personnel sur l’ouvrage.

Résumé

Ce livre est le récit, écrit par sa fille, de la fin de vie de son père sculpteur atypique, reconnu sans être célèbre. Un homme original, très soixante-huitard, marié jeune à une femme adorée toute sa vie, père de trois filles chéries. Sont évoqués les derniers jours du « Pap’ » et son enterrement. C’est une chronique personnelle, familiale, amicale, permettant à Clémentine de dévoiler, sans voyeurisme ni affréteriez,  a vie et la carrière de Melois, celle de la famille. Le livre est écrit de façon alerte,  soulignant l’humour du père, son amour pour sa femme et ses filles, sa passion d’artiste travailleur acharné.

Mon opinion

J’ai aimé ce livre qui mêle gravité et légèreté. Qui me parle de la mort de façon vraie, de sa présence constante dans nos vies humaines, comme dans celle de son père, lucide et pouvant évoquer son enterrement et même le préparer. Un livre écrit sans pathos, une sorte de journal d’une fille, de ses sœurs, de leur mère accompagnant la fin de vie d’un père et d’un époux. Peu à peu est comme ciselé le portrait d’un artiste passionné, sympathique et attachant.

La forme astucieuse permet de ponctuer le récit des souvenirs de dialogues père-fille et de réflexions du père.

Style alerte. Langage familier très actuel.

                                                                           J. Sebillotte

PS – J’y ai joint ce texte de Mélois.

Sur le tableau de mon atelier, je décroche le croquis que j’ai choisi de réaliser. C’est un croquis élémentaire, une simple note prise pour fixer une idée jaillie. Elle pourrait être écrite. Je commence à dessiner ma forme en tordant du fer à béton, de face puis de profil. Je détermine l’encombrement de la sculpture dans l’espace. Je dresse toutes les verticales en fer à béton, je souligne les détails. La structure est essentielle, la tôle émaillée n’est que le recouvrement de l’espace délimité par elle. Comme en architecture, les murs rideaux ferment l’espace créé par l’ossature métallique. La structure terminée, j’y place symboliquement un cœur. La sculpture vit déjà. Et je commence à faire les pieds afin d’assurer dès l’abord la stabilité de la sculpture et je monte progressivement mes tôles. Quand l’essentiel du corps est terminé restent les bras et la tête dont les structures n’ont pas été faites. Je réalise d’abord celles des bras, auxquelles je soude les mains. Des mains, je rejoins les épaules. Je termine par la tête. Le travail de soudure est terminé.
Mes sculptures sont datées, signées, et numérotées d’un cordon de soudure sous les pieds, ou autre emplacement invisible à l’exposition.
Commencent toilette et retouches. Je nettoie la sculpture avec de l’Ajax et du Scotch Britt, comme une simple casserole. Je masque ensuite les quelques éclats d’émail inévitables avec la dilatation des tôles. J’utilise pour cela du mastic à voiture que je ponce après séchage. Je fais ensuite les retouches de couleur à ces endroits avec une peinture émaillée. La sculpture est terminée. J’aurai mis 3 à 9 mois pour la faire si c’est une grande pièce, 3 à 4 semaines si c’est une petite. En finition, je la passe au cirage incolore, et je la fais briller avec un chiffon de laine, comme on le fait pour les chaussures.
Ce qui était dans l’ombre est là, sous les projecteurs et c’est peut-être beau. 
Mélois

juillet 4th, 2026 par