Catégorie: Ecriture

juillet 18th, 2026 par Jean Sebillotte

Comment ne pas être fasciné par cette Russie qui a tant d’importance en Europe. Je le suis un peu, je l’avoue. Deux de mes lectures récentes me donnent des clés supplémentaires pour comprendre et la Russie et Poutine. La premier est celle du dernier livre de Carrère dédié à sa mère : Kolkhose. Elena Carrère d’Encausse est une descendante d’aristocrates russes réfugiés en France. L’auteur montre combien sa mère a pu admirer et critiquer la Russie, son peuple et son système politique qui fait du tsar la clé de voûte de la société régnant sur une aristocratie qui domine le pays. Un peuple pauvre, voire misérable, habitué à courber le dos face à l’adversité. Cela remonte à loin, au servage et probablement à des causes plus archaïques. Cette société, à ce que j’ai compris, comprend l’élite et le reste du peuple. Y a-t-il une classe moyenne, nécessaire à la démocratie ? Poser la question c’est souligner sa faible importance… Le second livre est « Le mage de Berlin » de Da Empoli, ouvrage couronné par l’Académie Française. Ce roman poursuit en quelque sorte le livre précédent qui cite simplement Poutine secrétaire de Eltsine. J’ai été conquis par ce récit censé être celui de Baranov, fils d’une lignée d’aristocrates membres de l’élite russe. Le bouquin commence par expliciter le contexte de l’arrivée de Poutine au pouvoir, celui des années folles qui ont suivi la chute du mur. Baranov est alors très proche de Poutine. Il explique la « verticalité » du pouvoir en Russie. On comprend Poutine de l’intérieur. Une bête politique sachant s’adresser à son peuple au prix d’actes brutaux qui réconcilie le peuple et le pouvoir : Poutine est le nouveau Tsar. J’arrête ici ces confidences car je suis à la moitié de ce second livre que je déguste lentement ! Une remarque importante. La guerre en Ukraine m’apprend que si Poutine s’est trompé, cette guerre se comprend car elle est cohérente avec sa vision politique affirmée dès le début : les Russes se fient au Tsar, à la verticalité du pouvoir tsariste puis communiste. Cette guerre permet de comprendre que l’armée soviétique, pardon russe, est à l’image du pays. Les officiers sont des aristocrates loin de la troupe (il y a les officiers mais pas de sous-officiers ou peu). Le soldat est méprisé, rançonné, envoyé à une mort certaine et inutile. Ce soldat croit que Poutine ne le sait pas. Le Tsar est le seul qui pourrait changer les choses. Verticalité difficile à comprendre chez nous.

La suite très bientôt…

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juillet 4th, 2026 par Jean Sebillotte

Je mets ici ma fiche de lecture, lue et laissée aux membre de notre groupe de lecture. Nous tentons chacun un résumé et un avis personnel sur l’ouvrage.

Résumé

Ce livre est le récit, écrit par sa fille, de la fin de vie de son père sculpteur atypique, reconnu sans être célèbre. Un homme original, très soixante-huitard, marié jeune à une femme adorée toute sa vie, père de trois filles chéries. Sont évoqués les derniers jours du « Pap’ » et son enterrement. C’est une chronique personnelle, familiale, amicale, permettant à Clémentine de dévoiler, sans voyeurisme ni affréteriez,  a vie et la carrière de Melois, celle de la famille. Le livre est écrit de façon alerte,  soulignant l’humour du père, son amour pour sa femme et ses filles, sa passion d’artiste travailleur acharné.

Mon opinion

J’ai aimé ce livre qui mêle gravité et légèreté. Qui me parle de la mort de façon vraie, de sa présence constante dans nos vies humaines, comme dans celle de son père, lucide et pouvant évoquer son enterrement et même le préparer. Un livre écrit sans pathos, une sorte de journal d’une fille, de ses sœurs, de leur mère accompagnant la fin de vie d’un père et d’un époux. Peu à peu est comme ciselé le portrait d’un artiste passionné, sympathique et attachant.

La forme astucieuse permet de ponctuer le récit des souvenirs de dialogues père-fille et de réflexions du père.

Style alerte. Langage familier très actuel.

                                                                           J. Sebillotte

PS – J’y ai joint ce texte de Mélois.

Sur le tableau de mon atelier, je décroche le croquis que j’ai choisi de réaliser. C’est un croquis élémentaire, une simple note prise pour fixer une idée jaillie. Elle pourrait être écrite. Je commence à dessiner ma forme en tordant du fer à béton, de face puis de profil. Je détermine l’encombrement de la sculpture dans l’espace. Je dresse toutes les verticales en fer à béton, je souligne les détails. La structure est essentielle, la tôle émaillée n’est que le recouvrement de l’espace délimité par elle. Comme en architecture, les murs rideaux ferment l’espace créé par l’ossature métallique. La structure terminée, j’y place symboliquement un cœur. La sculpture vit déjà. Et je commence à faire les pieds afin d’assurer dès l’abord la stabilité de la sculpture et je monte progressivement mes tôles. Quand l’essentiel du corps est terminé restent les bras et la tête dont les structures n’ont pas été faites. Je réalise d’abord celles des bras, auxquelles je soude les mains. Des mains, je rejoins les épaules. Je termine par la tête. Le travail de soudure est terminé.
Mes sculptures sont datées, signées, et numérotées d’un cordon de soudure sous les pieds, ou autre emplacement invisible à l’exposition.
Commencent toilette et retouches. Je nettoie la sculpture avec de l’Ajax et du Scotch Britt, comme une simple casserole. Je masque ensuite les quelques éclats d’émail inévitables avec la dilatation des tôles. J’utilise pour cela du mastic à voiture que je ponce après séchage. Je fais ensuite les retouches de couleur à ces endroits avec une peinture émaillée. La sculpture est terminée. J’aurai mis 3 à 9 mois pour la faire si c’est une grande pièce, 3 à 4 semaines si c’est une petite. En finition, je la passe au cirage incolore, et je la fais briller avec un chiffon de laine, comme on le fait pour les chaussures.
Ce qui était dans l’ombre est là, sous les projecteurs et c’est peut-être beau. 
Mélois

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juin 25th, 2026 par Jean Sebillotte

Canicule

               Ecrit dans le Mâconnais

J’allais, pas vif, vers Les Zauzets,

Mes jambes folles l’exigeaient.

Je longeais les murs cherchant l’ombre,

Fuyant la clarté du temps sombre.

Très tôt, le chaud nous accablait.

Soucieux, tout le pays souffrait,

Anxieux des douleurs en surnombre,

Du futur qui déjà encombre …

Le jour sortait de la pénombre…

            Juin 2026

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mai 10th, 2026 par Jean Sebillotte

Michel Bénard publie de beaux poèmes accompagnant une des oeuvres exposées grace à lui et Eliane Hurtado au siège de la SPF, rue Monsieur le Prince dans le sixième arrondissement de Paris. En voici un parmi d’autres :

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mai 7th, 2026 par Jean Sebillotte

Je rappelle que j’étais invité par Nicole Randon à la présentation de « Au fil des ans V ». La séance s’est très bien passée au dire des participants dont ma cousine Sylvie, mes amis Mauvais – Patrick lisant de mes poèmes, Sylvie étant auditrice -, mon amie Marie-Jo et Michel Feytout, également lecteur. Ont participé aussi de façon active, Nicole bien sûr, JC Dorge notre président et René Lebars qui ont été mes préfaciers, Michel Bénard qui, notamment, rédige les recensions de mes ouvrages.

C’est Guy Gouterman qui est l’auteur des clichés qui suivent.

Ci-dessus, le président, Nicole et moi, Nicole lisant, Michel Feytout lisant, René et moi, Patrick lisant, l’assemblée et moi.

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