Le rectangle de Lascaux – Stanislas Dehaene

Le rectangle de Lascaux

Et Homo sapiens inventa la géométrie

                                                                           Stanislas Dehaene

 Comme tous,  sauf Claude je pense, je n’ai lu « que » 212 pages de Stanislas Dehaene de son livre Le rectangle de Lascaux. La lecture de ce bouquin est ardue. Pourtant l’écriture est claire. Pourtant l’auteur se veut pédagogue.

Essai de résumé (73 mots)

Dehaene développe la thèse qui figure dans le titre de son livre – Et Homo sapiens inventa la géométrie – en partant de la préhistoire. Il souligne que « le langage récursif  pourrait être la signature exclusive de l’espèce humaine ». Les autres animaux en sont incapables. L’auteur, très scientifiquement, présente donc une thèse. Tout l’ouvrage est interdisciplinaire par son ambition de relier les disciplines entre elles aboutissant au chapitre 5, « La construction des mathématiques ».

A noter un passage remarquable sur les dessins d’enfants, ce qui me conduit à insérer la photos d’un plat décoré par notre fille Blandine, enfant, à l’occasion d’une fête des mères

Quelques certitudes:

1 – Homo sapiens (les autres Hominidés ,) a des facultés que n’ont pas nos cousins primates qui n’en sont pas totalement dépourvus.

2 – Nous avons un cerveau « pré-câblé  » capable, depuis  des centaines de milliers d’années, de reconnaître et de concevoir des formes géométriques simples : carré,  quadrilatères, lignes isolées ou parallèles, triangle, cercle et sphère.

3 – L’Homme peut les utiliser pour dessiner, pour construire… Pour calculer. Cette aptitude est innée. Il voit même s’il est aveugle.

4 – Il y a un langage universel des formes très élaborées.

5 – L’enfant dispose très jeune de facultés époustouflantes (l’homme en naissant n’est pas une tabula rasa)

5- L’ Homme a construit les mathématiques grâce à certaines zones bien précises de son cerveau

6 – On peut améliorer l’enseignement des mathématiques.

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Livre difficile à comprendre (Chapitre 3), passionnant (chapitre 4 et 5). Des concepts essentiels inconnus de moi.

Récursion : 1 – opération qui peut être répétée à l’infini avec la même règle. 2 – Penser de manière récursive : décomposer le problème en sous problèmes de même structure que le problème initial. Résoudre chacun des sous-problèmes, combiner les résultats et obtenir le résultat global. 3 – Montrer une image contenant des images pareilles. 4 – Récursivité du dictionnaire où chaque mot est défini à partir des mots du même dictionnaire. 5 – Chomsky et le phrase qui se répète à l’infini… Proust ?

Concaténation : enchaînement de chaînes de données pour n’en faire qu’une. En théorie des langages formels et en programmation informatique, la concaténation de chaînes de caractères est l’opération qui consiste à joindre des chaînes de caractères bout à bout. Par exemple, la concaténation de neige et boule donne boule de neige.

Pour mémoire, un algorithme est constitué des étapes d’une opération visant un résultat à partir de données de départ (recette de cuisine)

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Difficulté de mémoriser cette lecture. C’est comme le condensé d’un cours professoral !

Le groupe a longuement discuté. Il en ressort pour deux d’entre nous de l’incapacité de comprendre l’algèbre. J’ai tenté d’expliquer que les maths s’apprenaient. D’où l’importance d’adopter une approche à la façon de Singapour… pour justifier cette affirmation. Des profs peu sensibilisés aux mathémathiques sont -ils capables d’enseigner à des enfants ?

Il a été décidé de reprendre la lecture à la rentrée. J’ai placé la lecture d’un livre de Clémentine Mélois… primé par les Libraires et sélection 2026 de Télérama J’en reparlerai. Son titre ? « Alors c’est bien ».

mai 22nd, 2026 par