Catégorie: Poesie

septembre 6th, 2017 par Jean Sebillotte

Jean-Charles Dorge vient de nous livrer 81 de ses poèmes dans son septième recueil, Les chemins étoilés.. Une nouvelle étape dans son parcours qu’il perçoit  comme le tracé d’un chemin. Une préface savante de Michel Bénard qui s’attache au message et en quatrième de couverture quelques lignes de Vital Heurtebise sur l’inspiration et l’écriture du poète.

J’y ajoute mon grain de sel.

Je savais le goût de JCD pour la forme classique. Dans ce livre, plus du tiers de sonnets et des formes plus rares que l’auteur indique très discrètement (villanelle, rondel, pantoum et triolet). Il rejoint en cela bien d’autres poètes dont, bien sûr, Aragon, pour qui un poème en vers libres est un peigne aux dents cassées (je cite de mémoire).

Lisez ce livre. Vous y découvrirez une poésie simple et riche, abondante et variée.  J’en apprécié bien des pièces, comme par exemple Les sabots, une villanelle originale, gaie et humoristique, dont voici le premier tercet :

              Les sabots dans la masure

             Inactifs dans un recoin

             Se moquent de leur usure.

J’ai aimé la musique de Jean-Charles Dorge ce qu’illustrent les vers suivants, ce choix étant bien sûr très personnel :

             Car je suis la voilure où s’engouffrent nos sorts ! (Parole femme)

            Tu fabriques le vrai quand ils sèment du vent. (Le Paysan absent)

            Il vivait pour cueillir les âmes à chérir. (Le derviche)

            Cheminer vers l’ailleurs pour briser les remparts ! (Le vent du départ)

           Jouant de la guitare un garçon rêve et pleure.

           Au rythme de son cœur, il lance des accords (Le jeune guitariste)

A vous de vous assurer de la pertinence de ce commentaire !

JS

 

J-C Dorge est président de la Ronde poétique et de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (SAPF) déjà citée précédemment ici.

Les chemins étoilés – Editions les Poètes français  – 15 euros

Publié dans Lecture, Poesie Etiquette:

juin 14th, 2017 par Jean Sebillotte

 

Distrait ? Oh combien !  J’ai évoqué une récompense de Terpsichore pour « Haut Pays ». Avec précaution heureusement…Je reçois le diplôme et découvre que le prix était attribué à un haïku que voici :

 

Hier au jardin

Le merle noir me chantait

La fin de l’hiver

 

Lecteurs, toutes mes excuses, comme à Terpsichore !

JS

Enregistrer

Publié dans Articles, Poesie Etiquette: ,

mai 10th, 2017 par Jean Sebillotte

Déjà fut fait mention ici de l’association Terpsichore … J’avais envoyé trois poèmes. Est-ce l’un d’eux, voire l’ensemble des trois, qui a plu au jury pour un « diplôme d’honneur » ? Je le saurai plus tard. En attendant, voici les trois poèmes regroupés sous un titre unique.

Haut pays

Là-haut, le chant aigu

Des noirs sapins des cimes,

Des loups fauves et hantés

Dans le vent des remords.

 

Là-haut, dansent enchantées

Des armées de rapières,

Aux tombes exigües,

Aux sons fous des abîmes.

 

Là-haut, vivent terrés

Les fantômes des morts,

Guerriers nés de la pierre,

A jamais enterrés.

 

Jean Sebillotte

 

 

 

 

Pour les intéressés :  http://www.poesie-terpsichore.eu/index2.php

 

 

Enregistrer

Publié dans Ecriture, Poesie Etiquette: ,

mars 28th, 2017 par Jean Sebillotte

Lors de la semaine de la poésie, j’ai découvert de petits livrets de poésie obtenus par pliage. Prenez une feuille A4, pliez-la en deux dans le sens de la longueur, puis en quatre. Incisez la feuille. Pliez de façon à obtenir votre livret. Ecrivez vos poèmes, illustrez-les. J’en réalisé un sur le thème du poète.

Le voici déplié avec des poèmes écrits sur une face de la feuille, ce qui permet de la scanner. Imprimez, pliez, coupez….

Vous pouvez offrir le petit livre bien modeste ainsi reproduit.

 

 

Des poèmes libres

 

Certes, la poésie

N’est pas une panacée,

Mais poète,

L’est-on jamais assez ?

Ou…

A défaut de l’indicible

Dis l’ineffable

….. 

 

J.Sebillotte

Publié dans Poesie Etiquette:

novembre 28th, 2016 par Jean Sebillotte

La mort d’un amerloque

À la fin d’une vie relâchée,

Son cœur, amère loque,

Battant breloque,

                                  L’a lâché.

Au bloc

On ne peut réparer

Ce cœur désemparé

                                  Qui se bloque.

Des médocs,

L’homme n’en connaît pas,

Habitué des seuls repas

                                  Au Médoc.

Ah Mère !

L’amerloque est mort.

C’était là son sort

                                  Amer.

Instant loufoque

Où la vie, soudain finie,

Au seuil de l’infini,

                                  Suffoque.

Pour ce poème, j’ai reçu il y a très peu le prix « « Claude Sorel » de poésie libre de la Société des Artistes et Poètes de la Francophonie, la SAPF. Qui refuserait un tel prix, signe d’une reconnaissance des siens, ces poètes désintéressés et modestes qui s’associent pour célébrer ce genre assez peu en vogue et pourtant objet de tant de travaux, de joies et de peines ?

Dans mes deux recueils publiés à ce jour, il y a bien des textes de la même veine humoristique, comme celui où une momie nous répète en refrain « j’m’ennuie » ou celui qui vante la « tête de veau sauce gribiche ». Ou encore,  quand le lecteur est invité à considérer que « Tout est en ordre » puisque,  outre les précautions prises avant de se coucher (les volets fermés, l’auto garée, etc.), le poème précise  :

« Tonton est à l’Elysée,

non il est clamecé,

c’est Chirac qui y est,

la République est gardée ».

Ailleurs, on revisite la mythologie grecque :

 » Très en colère,

Junon, de son sein altier,

Jette à Jupiter,

La giclée laitière,

Qui a pris nom

De Voie lactée » ?

Quant à la SAPF, présidée par Jean-Charles Dorge avec l’appui de René Lebars, son vice-président, et de son comité, je ne peux que vous inciter, vous mes lecteurs, à visiter son site http://www.poetes-francophonie.com/ et à devenir membre de cette association qui œuvre pour la promotion de la poésie et de la langue française.

Jean S.

Publié dans Lecture, Poesie Etiquette: , ,