Catégorie: Lecture

mai 25th, 2018 par Jean Sebillotte

L’écrivain vient de mourir après des années d’une retraite qu’il déclare heureuse. Busnel lui a consacré une émission entière de La grande libraire, hier, 24 mai 2018. Il a réalisé un court métrage pour présenter des interviews de cet écrivain puis invité Finkelkraut, un ami intime de Roth, la traductrice d’une dizaine de ses livres, Josée Kamoun, et Queffélec qui l’avait rencontré je ne sais plus comment.

Je viens de chercher ce que j’avais de lui dans ma bibliothèque, j’ai trouvé côte à côte mais dans le désordre Indignation, La contrevie ; Goodbye-Colombus, La bête qui meure et Némesis. Ces livres étaient cachés derrière un tas de bouquins plus récents mais empilés. C’est dire que je ne les avais pas lus depuis quelque temps. Mais aussi que j’ai aimé cet auteur même si je n’ai pas lu ses 31 ouvrages.

Inutile de prétendre ajouter mon grain de sel. Disons que j’ai aimé tout cela. A chaque parution j’achetais son livre, le dernier étant Némésis. Après il n’a plus rien publié. Le roman date de 2012 dans sa traduction française. Depuis je n’ai rien acheté de lui… Je cite souvent sans en donner le titre ce livre de fiction où il imagine et rend crédible une uchronie étonnante : Lindberg serait devenu président des USA à la place de Roosevelt… Occasion de dénoncer le nazisme et de rappeler que l’Amérique a été terriblement antisémite

Lisons, relisons, lisez, relisez Roth dont on va beaucoup parler !

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février 11th, 2018 par Jean Sebillotte

Musardant dans un petit livre sur Montaigne, je recopie certains passages de cet auteur et m’empresse de vous les communiquer :

« Les livres sont agréables ; mais si à force de les fréquenter, nous finissons par perdre la gaieté et la santé, qui sont nos plus grandes qualités, abandonnons-les. Je fais partie de ceux qui pensent que le fruit qu’on en tire ne saurait contrebalancer la perte qu’ils nous occasionnent. Ainsi les hommes qui se sentent depuis longtemps affaiblis par quelque indisposition finissent par se rendre à la merci des médecins et demandent à l’art de la médecine de leur donner certaines règles de vie pour ne plus les enfreindre : de même celui qui fait retraite, ne tirant qu’ennuis de la vie en société dont il a perdu le goût, doit régler sa nouvelle vie selon les lois de la raison, l’ordonner et l’arranger en y réfléchissant bien et en usant de son jugement. Il doit avoir pris congé de toute espèce de peine, quelque soit son aspect ; et fuir sans exception les passions qui font obstacle à la tranquillité du corps et de l’âme en choisissant la voie qui conviendra le mieux à son caractère…………….

…….Qu’il s’agisse de diriger sa maison, de l’étude, de la chasse ou de toute autre occupation, il faut aller jusqu’à l’extrême limite du plaisir, en se gardant de s’engager au-delà, en ce point où la peine commence à se mêler au plaisir…………………

…..Je n’aime, pour ma part, que les livres agréables et faciles, qui me chatouillent l’esprit, ou ceux qui me consolent et m’aident de leurs conseils à régler ma vie et ma mort :

          « Me promenant silencieusement dans les bois sombres et m’occupant des questions                    dignes d’intéresser un sage et un homme de bien » (citation d’Horace) …………..

….Il faut retenir avec nos dents et nos griffes l’usage des plaisirs de la vie, que les ans nous arrachent des poings les uns après les autres :

            « Cueillons les plaisirs ; nous n’avons

              Que le temps de notre vie : un  jour tu seras

             Que cendre, ombre, un vain mot » (citation de Perse)  » 

J’ajoute que pour ceux qui ignorent qui est Perse (ma source est Wikipedia !) : Perse grandit dans une famille appartenant à l’ordre équestre et apparentée à de hauts représentants de l’ordre sénatorial. Sa famille compte des ancêtres étrusques, comme en témoigne notamment le praenomen de Perse, Aules (encore influencé par l’étrusque Aviles, et non Aulus comme en latin)Il fait ses études dans sa ville natale jusqu’à l’âge de douze ans. Il gagne ensuite Rome pour y étudier la grammaire et la rhétorique auprès du grammairien Remius Palaemon et de Virginius FlaccusIl côtoie le philosophe stoïcien CornutusLucain ou encore Sénèque. C’est Cornutus qui lui inspira l’amour de la vertu et exerça sur lui la plus grande influence, presque égale à celle d’un père qu’il perdit très jeune. Perse mourut en 62, à l’âge de vingt-huit ans, d’une maladie d’estomac.

A bientôt mes ami.e.s. (horreur de cette prétention actuelle !)

Jean

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novembre 30th, 2017 par Jean Sebillotte

Je l’ai dit il y a quelques jours, je vais de nouveau animer mon site et pourquoi pas par un poème ?  Il  s’agit d’Apollinaire et de ce livre jauni qui date de l’époque des papiers de qualité exécrable. L’ouvrage n’est pas daté mais c’est  sa soixante-quinzième édition… Voici maintenant comme en écho ce sonnet.

 

A toi Apollinaire

 

C’est en deux mille dix-sept, à mon tour et bien tard,

Que j’ai hérité. Et, par le jeu des partages,

J’ai chez moi un livre qui semble hors d’usage

Fait d’un papier craquant, et bruni et ringard.

 

C’est Alcools, ce bouquin obtenu par hasard.

Je découvre que tu as placé dans l’ouvrage

Des poèmes que j’ai lus dans mon jeune âge,

Comme Les Saltimbanques, ce fruit de ton art.

 

Là, j‘ai retrouvé : Vienne la nuit sonne l’heure,

Suivi de ces mots : Les jours s’en vont je demeure.

J’aimais déjà ces vers et n’étais que gamin.

 

J’imagine la Seine qui toujours se froisse

Sous le Pont Mirabeau, et ma vie sans angoisse

Dans un monde où s’ouvre l’infini des chemins.

 

Jean S.

 

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septembre 6th, 2017 par Jean Sebillotte

Jean-Charles Dorge vient de nous livrer 81 de ses poèmes dans son septième recueil, Les chemins étoilés.. Une nouvelle étape dans son parcours qu’il perçoit  comme le tracé d’un chemin. Une préface savante de Michel Bénard qui s’attache au message et en quatrième de couverture quelques lignes de Vital Heurtebise sur l’inspiration et l’écriture du poète.

J’y ajoute mon grain de sel.

Je savais le goût de JCD pour la forme classique. Dans ce livre, plus du tiers de sonnets et des formes plus rares que l’auteur indique très discrètement (villanelle, rondel, pantoum et triolet). Il rejoint en cela bien d’autres poètes dont, bien sûr, Aragon, pour qui un poème en vers libres est un peigne aux dents cassées (je cite de mémoire).

Lisez ce livre. Vous y découvrirez une poésie simple et riche, abondante et variée.  J’en apprécié bien des pièces, comme par exemple Les sabots, une villanelle originale, gaie et humoristique, dont voici le premier tercet :

              Les sabots dans la masure

             Inactifs dans un recoin

             Se moquent de leur usure.

J’ai aimé la musique de Jean-Charles Dorge ce qu’illustrent les vers suivants, ce choix étant bien sûr très personnel :

             Car je suis la voilure où s’engouffrent nos sorts ! (Parole femme)

            Tu fabriques le vrai quand ils sèment du vent. (Le Paysan absent)

            Il vivait pour cueillir les âmes à chérir. (Le derviche)

            Cheminer vers l’ailleurs pour briser les remparts ! (Le vent du départ)

           Jouant de la guitare un garçon rêve et pleure.

           Au rythme de son cœur, il lance des accords (Le jeune guitariste)

A vous de vous assurer de la pertinence de ce commentaire !

JS

 

J-C Dorge est président de la Ronde poétique et de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (SAPF) déjà citée précédemment ici.

Les chemins étoilés – Editions les Poètes français  – 15 euros

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juin 28th, 2017 par Jean Sebillotte

Quand Anne m’ a parlé de son projet de publier certains de ses textes, nous sous sommes promenés sur internet pour regarder les sites concernés. De fil en aiguille nous avons abordé la question de la couverture du livre. Je lui ai proposé mon aide. Comme elle avait de moi un tableau qu’elle aimait beaucoup nous l’avons utilisé en réalisant la couverture à deux.

Quant au texte, je l’ai beaucoup aimé. Je l’ai trouvé excellent et j’adhère au texte de la 4e de couverture avec mes excuses pour le flou)

JS

On peut se procurer le livre à la Librairie du square Lamôme à Versailles l

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