Comme beaucoup de monde il m’arrive de rêver, mais au réveil le rêve est confus et s’oublie vite. Cependant il m’arrive parfois de vivre un rêve ou devrais-je dire une expérience hors du commun. Je me souviens de tout dans les détails et les couleurs, je voyage à la vitesse de la pensée (est-ce le voyage dans l’astral dont parlent certains?) et j’observe des planètes inconnues (d’hier, d’aujourd’hui ou de demain?). Je vois donc de près des habitants et des animaux qui nous ressemblent mais avec des différences. Je pourrais l’écrire en détail mais je n’en ai ni le temps ni le courage, n’étant pas un véritable écrivain. Cette fois pourtant j’ai pris le temps de mettre par écrit un cas que j’appellerais la planète au relief inversé.
Une nuit j’ai donc visité une planète lointaine étrange. Etait-ce le fruit de mon imagination ? Non car la précision était bien plus forte que dans les rêves habituels. Alors, un voyage en décalage avec notre espace-temps ? Pourtant ça semblait très réel. En tout cas mon personnage ou mon esprit, après son voyage dans l’espace, s’était bien matérialisé en se posant sur cette planète car il est entré en relation avec la population locale tout naturellement, laquelle par chance nous ressemblait physiquement.
Cette planète a une particularité: comme la Terre, elle est partiellement et largement couverte par un océan dont le niveau monte et descend par intermittence. Cet océan est bordé d’une côte de même niveau partout et assez élevée correspondant au niveau haut moyen de l’océan. Au delà de la côte se situent les terres. Elles sont habitées mais d’altitude plus faible. Avec des forêts, des vallées, des lacs, bref un relief inversé, le point le plus haut est la côte sauf quelques rares cas particuliers, comme des sommets de collines et des bâtiments construits sur la côte. On pourrait appeler cette planète la planète à l’anti-relief. Les gens vivent apparemment normalement dans les vallées sous le niveau des mers. Il y a des vergers et des potagers sous serres. J’ai pu voir tout cela par survol dans un premier temps.
Parfois l’océan monte plus haut et se met à déborder partout le long des côtes et l’eau envahit peu à peu les terres intérieures. Pourquoi ce phénomène? Je n’ai pas eu la révélation de l’explication. Est-ce un phénomène interne à la planète? Est-ce dû à une attraction forte à l’approche du soleil de cette planète, une naine massive? J’ai noté deux lunes proches : serait-il possible que parfois elles viennent en conjonction augmenter leur attraction et grossir la marée. Je n’ai pas pu l’analyser car j’ai été piégé pendant le phénomène.
Les habitants sont habitués à ce type d’épisode. Quand le niveau d’alerte est dépassé, l’eau envahit peu à peu les vallées et les forêts, les habitants ont le temps de s’organiser. La technologie est semblable à celle de la Terre: électricité, caméras, pompes, etc. Chaque maison dispose d’un compartiment étanche semi-enterré, ventilé, doté de couchettes confortables, le temps d’attendre quelques heures ou quelques jours que l’eau se retire. Les gens généralement dorment après avoir bu un breuvage contenant pour ceux qui le souhaitent, une drogue pour lutter contre la claustrophobie, car rester des heures sous des mètres d’eau ne doit pas être agréable…Je me promenais dans le village quand j’ai été accosté. A cause de mon habillement différent des gens du village, on m’a dit : « étranger entre vite te mettre à l’abri chez nous ». Je crois que ce réflexe est général, telle la place du pauvre à table chez nous.
J’ai donc été accueilli dans un de ces compartiments domestiques comme n’importe quel voyageur de passage. En effet, tout voyageur loin de ses bases est naturellement accueilli là où il se trouve quand le phénomène survient. J’ai vu comment les gens s’organisent: discussions, sieste… en attendant la fin du phénomène. Je suis resté discret pour la question de la langue tout en gardant le sourire . A noter que si je ne comprenais pas les mots je comprenais télépathiquement le sens de leurs paroles. En l’occurrence ce n’était pas difficile à comprendre : manger, se préparer pour la longue sieste, boire le breuvage ad hoc. L’eau ensuite s’écoule dans les lacs au fond des vallées qui se vident ensuite à leur tour, je présume par capillarité , ou mieux par pompage vers l’océan extérieur. Tout est arrangé en déclivité pour l’évacuation des eaux dans les villages. Mais aussi vu la puissance du pompage je présume qu’ils disposent d’une centrale étanche sous cocon elle-même refroidie à l ’eau pour renvoyer l’eau vers l’océan extérieur. L’eau de l’océan semble assez douce car elle ne détruit pas la végétation, au contraire., elle la fait vivre. A part cela la vie semble très proche de la vie terrestre, les habitants ne sont pas belliqueux et semblent accepter leur sort avec philosophie. J’ai parcouru, tel un drone, les forêts, les villages, les lacs qui logiquement doivent communiquer avec ceux d’où a lieu l’extraction par pompage, la côte qui a débordé, les câbles de transmission d’énergie, les gros tuyaux qui remontent vers la côte, etc, sans être très surpris par l’activité, la technologie, la végétation (dont beaucoup de sapins).
Bien étrange cette planète au relief inversé et au cycle de l’eau très particulier qui apparemment ne connaît pas la pluie. Je les ai laissés à leur sort et à leur cycle climatique curieux. Après tout ils se sont bien adaptés, les Terriens pourraient peut-être en prendre de la graine.… Adieu mes amis, j’ai oublié vos coordonnées galactiques pour que personne ne vous importune.
Fallait-il tuer Christophe Dautheuil pour cette histoire de famille ?
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Fred
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